Comment fonctionne Sinexa

Ce que la plateforme fait, ce qu'elle ne fait pas, et ce qui la distingue d'un annuaire. Le classement, l'origine des avis et la vérification des experts sont posés ici noir sur blanc, avec leurs limites.

Le parcours en trois étapes : comprendre, choisir, avancer

01.Notre honnêteté

Ce que Sinexa ne fait pas

Être clair, c'est aussi dire où s'arrête notre rôle. Voici ce que la plateforme ne fera jamais à votre place.

Nos limites, posées noir sur blanc

  • Nous ne décidons pas à votre place. Sinexa vous donne les éléments pour comparer, mais le choix de l'expert, comme celui d'engager ou non une démarche, reste entièrement le vôtre.
  • Nous ne jugeons pas le travail des experts. Les avis et les notes viennent des personnes qui les ont contactés par Sinexa. Nous organisons une information vérifiée, nous ne distribuons pas de bons ou de mauvais points.
  • Nous ne garantissons aucune issue. Le résultat d'un dossier dépend de votre situation, de votre contrat et des échanges avec votre assurance. Personne ne peut promettre un montant ou une décision à l'avance.
  • Nous ne faisons pas de démarchage. C'est vous qui venez vers la plateforme, à votre rythme. Aucun expert ne récupère vos coordonnées pour vous solliciter sans votre accord.
Notre position

Un expert mandaté par votre assurance a un rôle légitime. Sinexa ne se construit pas contre la profession, mais avec elle : nous aidons simplement à rendre l'expertise d'assuré plus lisible, pour que vous sachiez à qui vous avez affaire avant de vous engager.

02.La différence

Ce qui change avec Sinexa

Quatre principes guident la plateforme. Voici comment chacun fonctionne réellement, et où il s'arrête.

Un classement par pertinence, jamais par paiement

Le classement n'est pas un palmarès d'experts, c'est un calcul refait à chaque recherche. Le même expert n'obtient pas le même score selon la demande à laquelle on le compare, parce que chaque critère est réévalué à partir de ce que vous avez décrit : votre code postal et votre type de sinistre. Avant même ce calcul, des conditions d'entrée s'appliquent, toutes étrangères au paiement. L'expert doit avoir été vérifié par Sinexa, avoir déclaré le type de sinistre que vous décrivez, couvrir votre département, et ne pas avoir mis son compte en veille. Un expert qui ne les remplit pas n'apparaît pas, quel que soit son score potentiel.

Six critères pèsent le même poids

Les six critères qui entrent ensuite dans le calcul comptent tous pour la même part. Le score affiché est leur moyenne, sans pondération : la proximité ne vaut pas plus que la note moyenne, la disponibilité pas moins que le nombre d'avis. Ce choix est volontairement fruste. Une pondération fine donnerait un classement plus habile en apparence, mais elle deviendrait invérifiable de l'extérieur, et discutable à chaque réglage. Un calcul simple est un calcul que l'on peut vous montrer, et c'est bien ce qui se passe à l'écran : chaque critère apparaît avec la valeur retenue et le niveau atteint sur ce critère.

Reste le cas des critères sans données, qui est le plus fréquent au démarrage. Un expert qui n'a encore reçu aucun avis n'a ni note moyenne ni volume de retours. Le critère est alors affiché comme en attente, et il compte pour une valeur neutre au milieu de l'échelle, ni zéro ni maximum : l'inconnu vaut inconnu. Ce n'est pas un principe posé a priori. À l'essai, écarter purement les critères manquants donnait à un expert sans aucun avis un score maximal, calculé sur les seuls critères qu'il remplissait, devant un expert affichant 4,7 sur 5. La valeur neutre corrige cette inversion. Elle ne met pas un expert nouveau à l'abri de tout désavantage : elle l'empêche seulement d'être écrasé, et le laisse derrière un expert dont les retours sont bons.

Ce que l'abonnement n'achète pas

Le palier d'abonnement de l'expert n'intervient à aucun moment. Ce n'est pas seulement une règle de calcul, c'est une absence structurelle : le moteur lit la base par une liste fermée de champs qui ne contient pas l'abonnement, et l'objet transmis à l'affichage n'en porte aucune trace. La donnée ne sort jamais du serveur. Les départages en cas d'égalité suivent la même logique, dans l'ordre : distance, puis nombre d'avis, puis ordre alphabétique. Aucun encart sponsorisé, aucun badge de palier n'existe sur le site, et rien de tel n'est prévu. Il faut être précis sur ce point, parce que la formule inverse serait fausse : le modèle économique de Sinexa repose bien sur un paiement des experts : un abonnement mensuel, et un forfait à la signature d'un mandat. La promesse ne porte pas sur l'absence de paiement, elle porte sur le fait que ce paiement n'achète aucune position.

Les limites de ce classement

Ce classement a des limites, et il vaut mieux les connaître avant de lire un score. La distance est calculée à vol d'oiseau entre le cabinet et le centre de votre département, avec une précision de l'ordre de vingt kilomètres : vous ne donnez qu'un code postal, jamais votre adresse, et c'est ce parcours anonyme qui impose l'approximation. Le nombre d'avis cesse de compter au-delà de huit, pour qu'une ancienneté ne creuse pas un écart indéfini. Le taux de réponse figure dans la grille mais aucune mesure ne l'alimente aujourd'hui : il reste en attente chez tous les experts. Enfin, tant qu'un expert n'a reçu aucun avis, aucun score chiffré n'apparaît sur sa fiche, seulement les signaux disponibles, critère par critère. Au démarrage, ce sera le cas de presque tous. Et un score élevé dit qu'un expert correspond à ce que vous avez décrit ; il ne dit rien du travail qu'il fera.

  • Proximité : la distance entre le cabinet et votre département, par tranches, du plus proche au plus éloigné.
  • Domaine d'intervention : l'expert a déclaré travailler sur le type de sinistre que vous décrivez.
  • Disponibilité : l'expert indique lui-même, depuis son espace, s'il accepte de nouveaux dossiers ; l'effet sur son rang est immédiat.
  • Note moyenne : la moyenne des notes laissées par les sinistrés, ramenée sur cent.
  • Nombre d'avis : le volume de retours déjà publiés, au-delà de huit il n'apporte plus rien de plus.
  • Taux de réponse : la part des demandes reçues auxquelles l'expert a répondu. Aucune mesure ne l'alimente à ce jour, le critère reste en attente chez tous les experts.

Des avis dont l'origine est vérifiée

Un avis n'existe pas parce que quelqu'un a eu envie de l'écrire. Il est rattaché à un échange que la plateforme a elle-même enregistré, entre un compte de sinistré et un expert précis. Pour le déposer, il faut être connecté et avoir confirmé son adresse e-mail, et un échange ne peut recevoir qu'un seul avis. L'identité de l'auteur est lue depuis sa session, jamais transmise par le formulaire, et la mention qui accompagne l'avis est posée par le serveur : personne ne choisit l'étiquette de son propre commentaire. Sur la fiche, l'auteur apparaît sous son prénom et l'initiale de son nom. La note moyenne de l'expert, elle, est la moyenne des avis publiés sur sa fiche : elle se recalcule à chaque avis déposé depuis un échange, et Sinexa la reporte sur la même base pour les retours antérieurs, qui sont saisis en dehors de l'application.

Cette règle n'est pas seulement écrite dans le code de l'application, la base de données la refuse elle-même. Un avis vérifié qui ne pointerait vers aucun échange est rejeté par une contrainte, et une quatrième saisie de retour antérieur pour un même expert lève une erreur avant d'être écrite. Deux verrous posés à des niveaux différents, parce qu'une règle qui ne tient que par la vigilance du code applicatif finit toujours par céder le jour où un nouveau chemin d'écriture est ajouté.

Un expert ne peut pas déposer d'avis

S'y ajoute une séparation des rôles : un compte portant un profil d'expert ne peut ni contacter un expert, ni déposer un avis, ni entrer dans l'espace sinistré. Elle vient d'une faille constatée en conditions réelles au mois d'août 2026, pas d'une précaution théorique. Sans elle, il était possible de se contacter soi-même puis de publier son propre avis, et de faire monter sa note. Autrement dit, le mécanisme même que Sinexa met en avant devenait manipulable par ceux qu'il classe. La correction a été faite le jour de la découverte.

Les trois retours antérieurs font exception

Reste une exception, bornée et annoncée. Un expert qui rejoint la plateforme n'a par définition aucun échange passé par Sinexa. Il peut donc présenter au plus trois retours de clients antérieurs à son référencement. Ceux-là sont recueillis et relus un par un par Sinexa, justificatifs demandés, en dehors de l'application : c'est un travail humain, pas un contrôle automatique. Sur la fiche, ils portent la mention « avis antérieur, vérifié », distincte de celle des avis nés d'une mise en relation, et un bandeau rappelle la limite de trois. Ils comptent dans la note moyenne et dans le nombre d'avis, donc dans le classement, au même titre que les autres. L'écrire à l'envers serait plus confortable et faux.

Ce qu'un avis atteste, et ce qu'il n'atteste pas

Ce qu'un avis atteste mérite enfin d'être dit exactement. Une personne a contacté cet expert par Sinexa, et raconte ce qui s'est passé ensuite. Cela ne veut pas dire qu'un mandat a été signé ni qu'un dossier a été mené à son terme : quelqu'un qui a seulement écrit à un expert peut laisser un avis. Les avis issus d'une mise en relation sont publiés directement, sans relecture préalable ; seuls les trois retours antérieurs passent par une vérification humaine. L'avis apparaît dans son espace, où il le consulte sans pouvoir y répondre ni le faire retirer. Et au démarrage, la totalité des avis affichés seront des retours antérieurs, ce que la fiche indique avis par avis. Un avis renseigne sur une expérience passée. Il ne prédit pas la vôtre.

Des experts vérifiés à l'entrée

La vérification d'un expert est un travail humain, et elle a lieu avant tout référencement. Aucun expert ne se référence lui-même : il n'existe pas d'inscription en libre-service. Les experts sont contactés un par un par Sinexa, ou prennent contact avec elle, puis sont reçus en entretien et fournissent leurs justificatifs, dont leur assurance de responsabilité civile professionnelle. C'est le contrat qui couvre les conséquences d'une erreur commise dans l'exercice du métier : sans lui, un sinistré n'a pas de recours si le travail de l'expert lui cause un préjudice. C'est pour cette raison qu'il figure en tête des pièces demandées.

Un statut que l'expert ne contrôle pas

Ce que le code fait de cette décision est simple, et volontairement limité. Chaque profil porte un statut, et ce statut vaut « en attente » tant qu'une personne ne l'a pas basculé. Un profil qui n'est pas marqué vérifié n'apparaît dans aucun résultat, sa fiche ne s'ouvre pas, et il ne peut pas être contacté même si l'on connaît son adresse exacte : la même condition est répétée à ces trois endroits. L'expert ne peut pas y toucher, son statut lui est affiché en lecture seule, comme son cabinet et sa note. L'accès à son espace ne s'obtient pas non plus en cochant une case : il passe par un lien à usage unique, généré par Sinexa et transmis à la main.

Vérifier n'est pas garantir la compétence

Ce contrôle porte sur des éléments factuels et vérifiables : l'expert exerce réellement, il est assuré pour cette activité. Elle ne porte pas sur la valeur de son travail. Sinexa référence des experts d'assurés, elle ne les adoube pas, ne délivre aucun label et ne classe personne par talent. La distinction paraît mince, elle ne l'est pas. Garantir la compétence de quelqu'un que l'on n'a pas vu travailler serait une promesse qu'aucune plateforme ne peut tenir, et le jour où un expert déçoit, c'est celui qui l'a promise qui a menti.

Les limites de cette vérification

Les limites, maintenant. La vérification décrit une situation à un instant donné, celui de l'entrée : rien ne la renouvelle automatiquement, aucune surveillance ne signale une attestation arrivée à échéance. Aucun délai de traitement n'est annoncé, parce qu'aucun n'est mesuré. Aucune suspension automatique n'existe : retirer un expert est une décision prise à la main, pas un déclenchement. Et les pièces justificatives circulent aujourd'hui en dehors de la plateforme, l'espace de dépôt et de conservation des documents reste à construire.

Une dernière précision, qui tient à l'âge du projet. Ces règles s'énoncent au présent parce qu'elles décrivent une marche à suivre, pas un historique. Sinexa démarre, et le référencement des premiers experts commence. Écrire autre chose reviendrait à emprunter une preuve que la plateforme n'a pas encore.

Vous gardez la main

Le parcours de recherche ne demande aucune coordonnée. Vous décrivez votre situation : le type de sinistre, le bien concerné, ce qui s'est passé, votre code postal, une estimation des dommages, l'état de votre dossier. Aucun champ ne demande votre nom, votre adresse e-mail ou votre téléphone, et le formulaire vous le dit à l'endroit où l'on serait tenté de les écrire. Ce n'est pas seulement un choix de formulaire : la demande enregistrée ne comporte aucun champ d'identité et n'est reliée à aucun compte. La demande enregistrée ne porte pas votre adresse IP.

Le compte arrive au moment du contact

Le compte n'apparaît qu'à l'instant où vous voulez écrire à un expert, pas avant. Vous pouvez donc chercher, comparer, ouvrir des fiches et repartir sans avoir laissé la moindre coordonnée. Si vous décidez de contacter quelqu'un, l'application annonce le partage avant qu'il ait lieu, à deux reprises : avant l'ouverture du message, puis juste sous le bouton d'envoi, en nommant ce qui sera transmis. Le texte que vous avez commencé à rédiger est conservé pendant la création du compte, pour que vous ne le perdiez pas au moment le plus engageant du parcours.

Après l'envoi, vos coordonnées ne circulent pas plus loin que nécessaire. L'expert est prévenu par e-mail qu'une demande est arrivée, et ce message ne contient ni votre nom, ni votre adresse, ni votre téléphone : il indique le type de sinistre et votre département, rien d'autre. Votre adresse e-mail et votre téléphone ne sont lisibles qu'à un seul endroit, la page des demandes de son espace. Son tableau de bord affiche en plus votre nom, le code postal indiqué dans votre recherche et le message que vous avez écrit. Rien n'est exclusif : écrire à un expert ne vous engage à rien et ne vous empêche pas d'en contacter d'autres pour comparer.

La relation se poursuit sans Sinexa

Ensuite, Sinexa s'efface. Il n'y a pas de messagerie interne, pas de suivi de dossier partagé, pas d'intermédiaire qui relaie vos échanges : la relation se noue directement entre l'expert et vous, par e-mail ou par téléphone. C'est cohérent avec le rôle que la plateforme se donne, et c'est aussi une limite qu'il faut connaître. Sinexa ne voit pas ce qui se passe après la mise en relation, ne peut pas garantir un délai de réponse, et n'arbitre pas un désaccord.

Ce que vous ne pouvez pas défaire

Cette discrétion a un revers, qu'il vaut mieux savoir avant de commencer. Comme votre recherche n'est rattachée à aucun compte, vous ne pouvez ni la retrouver ni la supprimer : c'est le prix de l'anonymat, pas un droit qu'on vous refuse. Une fois vos coordonnées transmises à un expert, la plateforme ne permet pas de les lui reprendre. Vous pouvez mettre votre compte en veille, ce qui vous déconnecte immédiatement sans rien effacer, ou le supprimer : dans ce cas votre nom, votre adresse et votre téléphone sont remplacés, la reconnexion devient impossible, et l'expert voit à la place une mention indiquant que l'échange ne peut plus recevoir de réponse. Les avis que vous avez publiés, eux, restent en ligne.

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